Études/sondages
22 janvier 2026
Retards de livraison, dépassements de coûts, manque de main-d’œuvre, complexité croissante des projets, pression sur la rentabilité… L’industrie de la construction québécoise fait face à des défis majeurs qui affectent autant les grands donneurs d’ouvrage publics que les entreprises du secteur.
Dans ce contexte, une étude coordonnée par l’Institut de gouvernance numérique et menée par la firme E&B Data a cherché à clarifier le lien entre la transformation numérique et les gains de productivité, qui seront nécessaires pour relever les défis liés au développement et au maintien des infrastructures dans les prochaines années.
Les résultats de cette étude ont été présentés lors d’un webinaire organisé aujourd’hui par la Feuille de route gouvernementale pour le BIM.
Les résultats ne présentent pas de données sur les firmes de génie-conseil, mais permettent néanmoins des constats intéressants dans l’industrie de la construction.
Plus précisément, l’étude a été menée auprès d’entreprises québécoises de l’industrie de la construction qui déclarent des heures à la Commission de la construction du Québec (CCQ). Près de 200 entrepreneurs généraux et spécialisés ainsi que des fournisseurs-installateurs et autres entreprises qui ont amorcé un processus de transmission numérique ont participé à l’étude.
Les conclusions de l’étude démontrent que l’intégration d’outils numériques avancés (gestion de projets, estimation, BIM, ERP, etc.) donne des résultats positifs :
Malgré les bénéfices démontrés, deux défis majeurs ralentissent l’adoption généralisée du numérique :
L’étude conclut ainsi que sans soutien externe, trop d’entreprises risquent de rester en marge de la transformation, ce qui freine l’évolution globale du secteur.
Au final, l’étude permet d’identifier des actions à poser par le gouvernement afin que la numérisation devienne la norme et que l’industrie de la construction puisse livrer plus, mieux et plus vite :