Communiqué
27 mars 2025
MONTRÉAL, le 27 mars 2025 /CNW/ – Réagissant au budget 2025-2026 déposé par le gouvernement du Québec, les associations de l’industrie québécoise de la construction (ci-après « les Associations ») tiennent à saluer le choix d’augmenter les investissements dans les infrastructures publiques via le Plan québécois des infrastructures 2025-2035 (PQI), dont le rehaussement de 11 milliards de dollars qui s’appliquera dès les trois premières années. Les Associations invitent les autorités à amorcer rapidement une solide reprise et une accélération des travaux de concert avec tous les acteurs de l’industrie afin de maximiser les retombées en offrant une meilleure prévisibilité aux entreprises.
Les investissements en infrastructures publiques représentent un moteur de développement économique qui a fait ses preuves grâce à leurs retombées dans les régions où ils se matérialisent et les emplois bien rémunérés qu’ils génèrent. De plus, de tels investissements permettent de réhabiliter de précieux actifs collectifs qui le requièrent grandement, particulièrement dans les réseaux de la santé et des services sociaux, de l’éducation et de l’enseignement supérieur, dans le réseau routier, dans les transports collectifs, en plus de répondre au besoin urgent de logements sociaux.
C’est d’ailleurs pourquoi le gouvernement du Québec avait annoncé lors de la crise économique de 2008 des investissements sans précédent pour l’entretien et la rénovation des infrastructures publiques québécoises. De la même façon, pendant la pandémie, le gouvernement avait devancé d’importants investissements inscrits dans le PQI 2020-2030 afin de stimuler la relance économique.
Les Associations sont convaincues qu’une stratégie misant sur la reprise et l’accélération de ces investissements dans les infrastructures demeure la voie à privilégier dans le contexte actuel. Le gouvernement du Québec a le pouvoir de réduire l’imprévisibilité ambiante liée à la crise tarifaire par une solide planification des travaux de concert avec tous les acteurs de l’industrie, ce qui offrira une meilleure prévisibilité aux entreprises. Plusieurs projets publics avaient récemment été mis sur pause, ajoutant à l’imprévisibilité et fragilisant les entreprises de l’industrie. L’heure de la relance a maintenant sonné.
Pour s’assurer de maximiser l’impact de chaque dollar investi, les Associations sont également soucieuses des orientations que pourraient adopter les gouvernements du Québec et du Canada à l’égard des marchés publics, et ce, en riposte à la menace tarifaire.
Par exemple, plusieurs composantes impliquées dans la livraison de biens et services ne sont pas disponibles au Canada. Certains tarifs pourraient engendrer des conséquences sur les prix, ce qui n’est pas souhaitable pour les donneurs d’ouvrages d’ici, ni pour les citoyens et les entreprises qui ultimement, financent ces investissements publics.
Aussi, l’encadrement des contrats qui lient les entreprises de l’industrie à des ministères, des organismes ou des municipalités présente des contraintes qui doivent être prises en compte dans les réflexions gouvernementales. C’est dans cette perspective que les Associations entendent poursuivre leur collaboration avec les autorités afin d’alimenter leurs réflexions en ce sens.
Comme tous les autres secteurs économiques du Québec, les entreprises de l’industrie de la construction font face à l’incertitude découlant de l’offensive tarifaire annoncée par le président des États-Unis. Les Associations s’engagent dans la définition des paramètres de ce qui pourrait devenir la nouvelle normalité pour plusieurs mois, voire des années.
19 associations de l’industrie québécoise de la construction sont mobilisées pour collaborer avec les autorités dans le contexte de la crise tarifaire. Leurs objectifs sont les suivants :
Les 19 associations mobilisées sont les suivantes :
Source : Associations de l’industrie québécoise de la construction