Affaires publiques
25 mars 2025
J’étais à Québec ce mardi après-midi pour la présentation du budget 2025-2026 par le ministre des Finances Eric Girard. Ce budget mise sur les investissements dans les infrastructures comme solution face à l’incertitude économique actuelle.
Plus précisément, le Plan québécois des infrastructures (PQI) prévoit une hausse significative des investissements dans les infrastructures sur 10 ans, passant de 153 G$ à 164 G$.
Voici quelques-uns des principaux faits saillants du PQI 2025-2035 :
Les investissements dans les infrastructures vont permettre de stimuler l’économie, en plus d’éviter une augmentation des coûts dans le futur en raison d’un manque d’entretien.
En effet, une large part des dépenses en infrastructures ciblent le maintien des actifs. En transport, le maintien en bon état des infrastructures routières compte pour pas moins de 85 % des sommes prévues.
Dans son mémoire déposé lors des consultations prébudgétaires, l’AFG avait exprimé ses craintes face à l’aggravation potentielle du déficit de maintien d’actifs, déjà critique dans les domaines du transport et du bâtiment.
Les investissements annoncés dans le budget aujourd’hui répondent à ces préoccupations.
Cependant, ce n’est pas tout de prévoir des investissements au PQI. Il faudra surtout s’assurer que les projets inscrits sur papier à la programmation soient autorisés et se concrétisent suivant l’échéancier prévu, dès 2025-2026.
En plus des investissements dans les infrastructures, d’autres mesures annoncées dans le budget représentent un intérêt pour l’industrie du génie-conseil. Entre autres, des mesures en matière d’innovation, de transformation numérique, d’adaptation aux changements climatiques et d’amélioration de la résilience des infrastructures sont les bienvenues.
Le budget prévoit aussi le maintien en poste des ressources supplémentaires qui permettent d’accélérer la délivrance d’autorisations environnementales requises pour des projets de développement économique importants pour le Québec. Selon les données disponibles, l’augmentation des effectifs aurait permis d’obtenir un taux de 88 % des autorisations émises dans un délai de 75 jours ou moins, dépassant la cible fixée à 85 %.
Les firmes de génie-conseil sont un acteur majeur dans les projets d’infrastructures publiques au Québec et embauchent des équipes locales qui assurent une présence dans toutes les régions du Québec.
Véritable carrefour d’expertises, l’industrie du génie-conseil génère plus de quatre milliards de dollars en retombées économiques directes dans l’économie québécoise et emploie près de 28 000 ingénieurs, technologues et techniciens, biologistes, géologues, spécialistes en environnement, architectes du paysage et autres experts multidisciplinaires.
Le génie-conseil québécois est une industrie fondée sur des expertises développées au Québec sur plusieurs décennies, qui sont en constante évolution face à des défis comme l’adaptation aux changements climatiques, la transition énergétique et la transformation numérique. Dans le contexte économique actuel, il s’agit d’un atout exceptionnel à exploiter.
En terminant, je vous invite à consulter le document ci-dessous pour voir en un coup d’œil les principaux faits saillants du budget qui touchent les investissements dans les infrastructures et d’autres mesures d’intérêt pour l’industrie du génie-conseil.
Photo de couverture : Jonatan Julien, ministre responsable des Infrastructures, et Bernard Bigras, président-directeur général de l’AFG, lors de la présentation du budget 2025-2026 à Québec.