Un retour à l’international pour Hydro-Québec

C’est parmi un parterre de gens fort nombreux et attentifs que j’ai assisté le 4 février au premier discours majeur du pdg d’Hydro-Québec, Éric Martel (ingénieur électrique de formation), devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Il a présenté un plan de développement ambitieux pour la société d’État.

Il a vanté l’expertise reconnue d’Hydro-Québec à l’étranger pour la production hydroélectrique, tout comme pour le transport de l’électricité. Ayant moi-même œuvré à l’étranger durant plusieurs années, je peux confirmer ses dires. J’ajouterais même que la participation du génie-conseil au développement d’Hydro-Québec a fourni un élan remarquable à l’expansion de nos firmes à l’étranger, dont l’expertise et la compétence sont reconnues sur tous les continents.

Il a confirmé avec force le retour d’Hydro-Québec sur la scène internationale, indiquant qu’une équipe a déjà été formée pour identifier des acquisitions potentielles. L’AFG voit ce retour à l’international d’un très bon œil, puisque nos membres sont en mesure d’appuyer dès maintenant Hydro-Québec dans son développement international.

M. Martel a aussi fait état de ses objectifs liés à la productivité, dont la revue des pratiques d’acquisition de biens et de services. Lors de nos récentes rencontres avec Hydro-Québec, l’AFG a offert sa pleine collaboration dans cet exercice en misant sur les valeurs de respect, de confiance et d’innovation évoquées par M. Martel.

Concrètement, nous avons proposé une approche concertée afin de développer de nouvelles façons de faire, axées sur l’optimisation de la planification et du déroulement des différentes activités des projets, et sur l’innovation en ingénierie, le tout dans une approche globale de réduction des coûts.

Hydro-Québec est un fer de lance du Québec dans de nombreux domaines. La société d’État contribue de façon importante au trésor public et est une source d’emplois, de développement régional et de recherche et développement. Elle génère également des travaux d’infrastructures (3,8 milliards $ en 2014) et joue un rôle important dans la lutte aux changements climatiques.

On ne dit pas assez souvent que, parmi le concert des nations, le Québec a gagné la loterie sur le plan énergétique avec son immense potentiel hydroélectrique. Les visionnaires qui ont développé cette filière d’énergie renouvelable ne savaient même pas à l’époque que les émissions de GES deviendraient un enjeu planétaire, et que l’hydroélectricité était destinée à acquérir une valeur encore plus stratégique pour cette raison.

Nous avons une richesse collective, assurons-nous d’en tirer le meilleur profit!