Six mois au poste

C’était le printemps, c’était en mai, et c’est sans hésitation que j’ai accepté de me joindre à l’AFG. Ingénieur de formation, fasciné par notre profession et par les défis de notre industrie, ayant trempé dans les grands débats touchant la profession lors de mon mandat à l’Ordre des ingénieurs, l’offre de me joindre à une AFG renouvelée était irrésistible. Six mois plus tard, je sais avoir fait le bon choix.

Ma première tâche a été de rencontrer nos membres pour bien comprendre leurs aspirations ainsi que celles des milliers d’ingénieurs qui y travaillent. Ces aspirations sont de trois ordres.

  • Regarder vers l’avant : ceux qui ont agi malhonnêtement en subissent les conséquences. Les nécessaires réformes de gouvernance ont été faites, et les firmes faisant affaires avec le secteur public ont obtenu l’autorisation de l’AMF. Il y a un fort désir de passer à autre chose, même si les poursuites et perquisitions continuent de faire l’actualité. Rebâtir la confiance prend du temps. Les membres ont hâte que le rapport de la Commission Charbonneau soit rendu public avec ses recommandations pour que l’on puisse regarder vers l’avant. L’AFG se prononcera sur ces recommandations.
  • Valoriser et reconnaître la profession : le génie-conseil, qui a fait la manchette pour les mauvaises raisons, joue un rôle méconnu. Peu de gens saisissent l’importance du génie-conseil pour assurer l’atteinte des résultats attendus. Alors que les honoraires des firmes de génie-conseil représentent une fraction infime des coûts de réalisation, d’exploitation et de maintenance d’un projet, les économies générées par un travail de conception stratégique en amont peuvent être considérables. Il reste beaucoup de travail à faire pour bien faire comprendre l’importance de ce rôle.
  • Améliorer les conditions de pratique : les conditions d’exercice du génie-conseil, notamment pour les infrastructures dans le domaine municipal, ont besoin d’être modernisées et ajustées selon les meilleures pratiques et la réalité actuelle. De saines conditions d’exercice permettent aux professionnels du génie-conseil d’exprimer leur plein potentiel. Comme société, nous devons faire les bons choix afin de doter le Québec d’infrastructures de qualité.

Le chemin est tracé, on regarde vers l’avant.