Relance du génie-conseil : le temps de rebâtir (2/2)

Je vous résumais dans mon billet précédent une première partie des présentations au colloque Relance du génie-conseil : le temps de rebâtir.

À l’heure du dîner, la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade (photo de couverture), a fait une présentation sur l’économie du Québec, qui se porte bien avec un taux de chômage à son plus bas depuis 40 ans. Elle a aussi présenté les piliers de développement économique : l’entrepreneuriat, le manufacturier innovant et les exportations.

Elle-même ingénieure (génie industriel) et toujours membre en règle de l’Ordre des ingénieurs du Québec, Dominique Anglade est bien consciente des préoccupations de l’industrie et du rôle du génie-conseil au sein de l’économie québécoise.

La Ministre a d’ailleurs profité de l’occasion pour aborder brièvement certaines préoccupations de l’industrie, mentionnant le projet de loi no 108 et les modes d’octroi des contrats publics.

Sur ces questions, elle a évoqué l’opportunité d’ouvrir le dialogue avec le gouvernement et de mettre en place des discussions plus systématiques pour voir comment travailler ensemble et collaborer. C’est un début selon elle, et le dialogue devra se poursuivre au cours des prochains mois et des prochaines années.

Tous les participants étaient très heureux d’entendre ce discours d’ouverture et de constater l’intérêt de la Ministre pour trouver des façons d’améliorer la collaboration. C’est extrêmement encourageant pour la suite…

Raymond Bachand

En après-midi, l’ancien ministre Raymond Bachand, récemment nommé conseiller spécial du gouvernement du Québec pour l’ALENA, a présenté une analyse du développement économique passé et à venir. Selon lui, des pistes de croissance intéressantes s’offrent au génie-conseil, notamment avec l’Accord économique et commercial global (AÉCG) signé entre le Canada et l’Union européenne.

Il a également avancé l’opportunité de repenser la façon dont l’État s’approvisionne, référant par exemple à des appels de solutions. Le président de l’Institut du Québec a conclu en lançant un message positif à l’industrie du génie-conseil québécois : vous êtes au cœur de l’économie, soyez fiers de votre contribution!

Finalement, l’équipe de la FCCQ a terminé la journée avec l’identification de pistes de solutions : fédérer les efforts visant à changer les perceptions à l’égard du génie-conseil, mettre en place un ou des forums d’échanges à haut niveau avec le gouvernement, rechercher avec ces forums une alternative à la formule du plus bas prix et adopter des mécanismes adéquats dans le domaine municipal. Ces pistes seront précisées au cours des prochaines semaines.

En résumé, ce colloque était une excellente initiative de la FCCQ et nous sommes heureux de pouvoir compter sur l’appui de cette organisation d’envergure pour contribuer à la relance du génie-conseil. L’événement a permis de mettre en commun des idées et promet de déboucher sur des actions porteuses pour notre industrie. C’est définitivement le temps de rebâtir.