PJCCI : 40 ans d’innovations ingénieuses et d’autres à venir

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Nous avons reçu ce matin à l’AFG, pour un de nos petits déjeuners-conférences qui attirent toujours bon nombre de participants, deux dirigeants de la Société Les Ponts Jacques Cartier et Champlain Incorporée (PJCCI) : Glen P. Carlin, Premier dirigeant et Sandra Martel, Directrice principale, Gestion des actifs.

La présentation faisait entre autres un retour sur les principales réalisations des 40 dernières années. Ce serait trop long de toutes les présenter ou même de les énumérer, mais je retiens le remplacement du tablier de béton du Pont Champlain par un tablier orthotrope en acier préfabriqué et soudé sur place, une première au Canada (1991-1992), la construction du pont de contournement de l’Île-des-Sœurs dans le cadre du projet du nouveau pont Champlain (2013) et, bien sûr, la récente mise en lumière du pont Jacques-Cartier, projet phare des festivités du 150e anniversaire du Canada et du 375e de Montréal (2017).

Ce dernier projet était d’ailleurs en compétition le 14 mai aux Grands Prix du génie-conseil québécois, dans la catégorie Gestion de projet. La compétition était forte et le jury a sélectionné un autre lauréat, mais il faut admettre que l’illumination du pont Jacques-Cartier était un projet complexe, réalisé à l’intérieur d’un échéancier très serré, avec un délai fixe de surcroît.

PJCCI et les firmes de génie-conseil WSP et AECOM peuvent être fiers du résultat et de leur planification rigoureuse.

Ce projet illustre à sa façon une caractéristique qui m’impressionne particulièrement d’une organisation comme PJCCI : la gestion d’actifs sous un stress constant et le regard du public, avec des responsabilités immenses en termes de sécurité et de mobilité des usagers.

Les dirigeants de PJCCI font un excellent travail et sont proactifs dans la gestion des actifs, mais ils soulignent également la contribution du génie-conseil. Devant des projets de grande envergure et la tâche colossale de maintenir une vigie de tous les instants sur certaines infrastructures vieillissantes, PJCCI vise clairement de développer et maintenir une relation de partenariat avec leurs professionnels consultants.

Cette vision se reflète dans leurs processus d’appels d’offres, puisqu’ils utilisent une pré-sélection sur la base de la qualité afin d’identifier les 3 à 5 meilleures firmes dans chacune des disciplines pertinentes pour leurs projets. Les critères comprennent notamment l’expérience pertinente, la compréhension de la discipline et les pratiques du répondant.

À cet égard, 30 % de la pondération est attribuée aux pratiques des fournisseurs, qui doivent notamment prioriser les pratiques de développement durable pour s’inscrire dans la vision de PJCCI, qui consiste à gérer l’organisation et les opérations de manière responsable sur les plans social, économique et environnemental. À ces trois critères habituels du développement durable s’ajoute également une dimension technique des solutions proposées, qui est aussi prise en considération.

Et à l’étape de l’appel de propositions, la démarche demeure cohérente avec la vision, en préconisant une évaluation des propositions basée sur une pondération de 90 % pour l’aspect technique et de 10 % pour le prix. La Société travaille aussi à améliorer son système d’évaluation de la performance des firmes, un élément de grande importance pour clarifier les besoins et les attentes de chacun, et favoriser une amélioration continue.

En résumé, PJCCI se donne une vision claire pour chacun de ses projets et met en place des processus rigoureux qui lui assure de tirer le meilleur de ses professionnels consultants. Un bel exemple à suivre!

 

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Les invités à la table des conférenciers, de gauche à droite : André Rainville, AFG; Jimmy Côté, Golder Associés; Isabelle Jodoin, Stantec; Sandra Martel, PJCCI; Glen P. Carlin, PJCCI; Pierre Seutin, Tetra Tech; Marc Blanchet, SNC-Lavalin.