Comprendre le désintéressement face aux marchés publics

On pourra toujours faire un lien avec les diverses parutions des 48 dernières heures, mais un important sondage vient tout juste d’être lancé dans le cadre d’une étude qui analysera en détail les facteurs et niveaux de risque qui créent un désintéressement des fournisseurs face aux marchés publics.

Cette initiative est issue d’un regroupement de six (6) associations de l’industrie de la construction, sous le nom de Groupe d’accès aux marchés publics (GAMP) :

  • Association de la construction du Québec (ACQ)
  • Association des architectes en pratique privée du Québec (AAPPQ)
  • Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec (ACRGTQ)
  • Association des firmes de génie-conseil – Québec (AFG)
  • Association québécoise des entrepreneurs en infrastructure (AQEI)
  • Corporation des entrepreneurs généraux du Québec (CEGQ).

Le GAMP a mandaté la firme Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT) pour documenter et évaluer les impacts du désintéressement observé depuis quelques années chez certains donneurs d’ouvrage publics qui éprouvent des difficultés à intéresser les firmes de services professionnels et les entrepreneurs en construction à leurs appels d’offres.

Sur la base d’un sondage auprès des dirigeants de l’industrie, le mandat de RCGT vise à identifier des solutions et formuler des recommandations.

Les causes sont fort probablement multiples. Entre autres, les hypothèses de départ comprennent la faible qualité des documents d’appels d’offres, les coûts élevés de préparation des soumissions et les échéanciers trop serrés.

Parmi les autres causes potentielles de désintéressement que l’étude permettra de valider et d’évaluer, mentionnons le mode de sélection, le mode de réalisation, les clauses abusives, les assurances et garanties requises, la gestion des réclamations, etc.

Je suis certain que cette étude apportera un éclairage intéressant sur la situation et permettra de proposer des solutions bien ciblées dans l’optique de susciter l’intérêt des entreprises et une saine concurrence dans le domaine des contrats publics. C’est de la plus haute importance avec les investissements majeurs en cours et à venir au Québec dans les prochaines années.

Les solutions qui seront apportées pourraient peut-être même contribuer à rétablir la confiance entre les donneurs d’ouvrage publics et l’industrie de la construction, une composante essentielle au succès des projets qui demeure problématique depuis la Commission Charbonneau.

En effet, dans le cadre d’un exercice de planification stratégique en cours à l’AFG, nous avons consulté plusieurs donneurs d’ouvrage publics et partenaires qui ont souligné que le lien de confiance était encore affecté. Le contexte de méfiance actuel est aussi un facteur qui contribue possiblement au désintéressement des fournisseurs pour les contrats publics. Le rapport de RCGT doit être livré au cours des prochains mois… Abonnez-vous au blogue pour recevoir les résultats dès qu’ils seront disponibles!